Bilan des Rencontres 2013
La première édition des RENCONTRES INTERNATIONALES DES CINÉMAS ARABES S’est tenue du 28 MAI AU 2 JUIN 2013 À MARSEILLE. Organisée par Aflam en coproduction avec Marseille Provence 2013 elle s’est achevée avec le sentiment largement partagé par tous, d’un début plus qu’honorable. Le bilan chiffré l’a confirmé : les entrées s’approchent de CINQ MILLE. Plus de cinquante films ont été proposés dans 72 SÉANCES, SUR 5 ÉCRANS DE 4 LIEUX DU CENTRE VILLE. La diversité des publics, qu’ils soient issus des quartiers Nord, lycéens, cinéphiles ou autres a été appréciée des RÉALISATEURS AU NOMBRE DE 60, représentant QUINZE PAYS.
Le travail de médiation, mené avec énergie, a porté ses fruits. Peut-être faudrait-il faire un effort supplémentaire à l’adresse des scolaires et surtout des étudiants. Les retours concernant la qualité des films sont positifs, la rigueur de la sélection dont nous avons fait preuve a été très remarquée.
Le principe était de privilégie la qualité artistique et d’éviter de se contenter du seul critère d’appartenance au monde arabe qui risque, la condescendance aidant, de niveler une programmation qu’on voudrait originale et respectueuse du talent des artistes. Pari tenu.
Sans doute faudra-t-il prévoir en lieu et date appropriés la projection de films large public ? A méditer… Notre principe fondamental était la nécessité d’échanger et de débattre. Là encore, les invités, cinéastes, critiques et professionnels confondus, se sont félicités de l’atmosphère qui a régné durant les Rencontres ainsi que des discussions qu’on a pu avoir après les projections des films et au cours des Matinales, même si celles-ci auraient gagné à bénéficier d’un travail de communication plus approfondi auprès des professionnels marseillais.
Faut-il rappeler l’intérêt qu’ont représenté toutes les fenêtres que nous avons ouvertes dans la programmation : les regards croisés des critiques dans la section « un critique, deux regards », l’apport du « cousin », la Matinale organisée avec l’ACSE sur les jeunes cinéastes exerçant ici, la soirée avec Fatima Sissani ?… Ces initiatives ne sont pas une couleur supplémentaire ajoutée au tableau comme un motif de décoration pour faire « dialogue des cultures ». Elle répond à une réalité profonde du paysage cinématographique, explicite une dynamique réelle mais toujours visible. Il faut cependant reconnaître que pour la section « Le cousin de » nous n’avons pas assez réfléchi en termes de communication et de programmation.
Les contacts que nous avons eus avec nos partenaires au Maroc, en Algérie, en Tunisie, et ceux que nous avons eus après nous ont aidés à enclencher sérieusement le processus d’itinérance auquel nous tenons tant. Trois actions sont déjà décidées, une en Algérie, une au Maroc et une totalement achevée en Tunisie à l’occasion des Rencontres cinématographiques de Bizerte en Juillet 2013.
Les ambitions de cette première édition étaient au-dessus des moyens humains et des budgets nécessaires à sa mise en œuvre. Son succès nous confirme la nécessité de la pérenniser à Marseille en 2014.